COBALT : RENAULT FAIT UN PREMIER PAS

Le 20 février, Renault a rendu public ses engagements 2018 pour un approvisionnement en Cobalt plus responsable.

 

À la suite de la publication de notre rapport  « Time to recharge « en novembre 2017, Amnesty international s’est rendue à la direction de Renault et l’entreprise s’était engagée à publier publiquement son plan d’action pour l’année à venir.

DES EFFORTS QUI RESTENT INSUFFISANTS

Il faut saluer les efforts faits par Renault pour changer leurs pratiques et améliorer la transparence de leur chaîne de valeur en matière de cobalt, en particulier en provenance de la République Démocratique du Congo (RDC).

Il est très encourageant qu’ils aient publié la liste de leurs fournisseurs sur leur site Internet et aient pris certains engagements, en particulier celui de réaliser 5 audits auprès de fournisseurs de la chaîne d’approvisionnement de Cobalt.

 

 

En revanche, le constructeur n’indique toujours pas quelles sont les mesures exactes prise vis-à-vis de Huayou Cobalt, entreprise chinoise de transformation, alors que le rapport  Amnesty, mettait clairement en évidence, dans sa filiale en RDC, des risques réels de travail d’enfants et d’adultes dans des conditions dangereuses, mais aussi des risques relatifs à des expulsions forcées dans la région de Kasulo, ainsi que des problèmes de protection relatifs à la sécurité dans les mines.

Nous attendons de Renault qu’il joue un rôle de pionnier dans le secteur et qu’il publie une évaluation indépendante de ses fournisseurs en cobalt et qu’il identifie, prévienne et réponde aux atteintes aux droits humains qui peuvent s’y produire, rapporte Amnesty.

Tous les audits réalisés devront être rendus publics et répondre aux exigences des normes internationales.