Turquie : l’ONU inaugure la banque des technologies pour les pays les moins avancés

Un nouvel organe des Nations Unies, qui s’attaquera aux problèmes des pays les plus pauvres du monde par le biais de la science, de la technologie et de l’innovation, a été officiellement inauguré ce lundi à Gebze, en Turquie.

L‘Assemblée générale des Nations Unies a chargé la Banque internationale des technologies (Technology Bank) de renforcer la capacité de connaissance des 47 pays les moins avancés (PMA), de favoriser le développement de leurs écosystèmes d’innovation nationaux et régionaux pour attirer la technologie extérieure et stimuler la recherche et l’innovation.

« L’inauguration d’aujourd’hui est une étape importante pour aider les PMA à tirer parti des avantages de la science, de la technologie et de l’innovation. Ne laisser personne de côté est la clé du Programme 2030 et cette nouvelle banque des technologies aidera les plus vulnérables à aspirer à un avenir durable et prospère pour les prochaines générations », a déclaré Amina Mohammed, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies lors de la cérémonie d’inauguration.

La nouvelle Banque devrait améliorer l’utilisation des solutions scientifiques et technologiques dans les pays les plus pauvres du monde et promouvoir l’intégration des pays les moins avancés dans l’économie mondiale fondée sur la connaissance. La création de la Banque des technologies est le premier objectif de développement durable (ODD) à être atteint. Sa création est hautement symbolique, car elle répond directement au principe du Programme 2030 de ne laisser personne de côté.

La Banque des technologies commencera à opérer en 2018

Le Conseil des gouverneurs de la Banque des technologies s’est réuni pour la première fois les 20 et 21 novembre 2017 et a adopté le plan de travail et le budget pour 2018. La banque commencera ses opérations cette année et procédera à des évaluations des besoins technologiques dans cinq des pays les moins avancés (Guinée, Haïti, Soudan, Timor-Leste et Ouganda) en collaboration avec des agences des Nations Unies.

La Banques technologies s’attachera également à améliorer l’accès des scientifiques et des chercheurs aux données, publications et initiatives en matière de science, de technologie et d’innovation dans douze pays les moins avancés (Bangladesh, Mozambique, Népal, Rwanda, Sénégal, Ouganda, Tanzanie, Bhoutan, Burkina Faso, Libéria, Madagascar, et Malawi).

« Nous sommes ravis d’être à Gebze aujourd’hui pour l’inauguration d’une institution clé pour soutenir les pays les moins avancés. Je voudrais remercier le gouvernement turc d’avoir généreusement accueilli la Banque des technologies et d’autres États membres qui ont promis des ressources financières.

 

Fekitamoeloa Utoikamanu

J’encourage les autres parties prenantes à faire également des contributions volontaires afin que, collectivement, nous assurions une base financière solide à la Banque des technologies », a déclaré Fekitamoeloa Utoikamanu, Haut-Représentante des Nations Unies pour les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits Etats insulaires en développement.