Trois marins taïwanais condamnés à des peines de prison pour le tir accidentel d’un missile vers la Chine

Les faits se sont produit le 1er juillet 2016, aux environs de 8 heures (locales), un missile anti-navire Hsiung-feng III a accidentellement été tiré en direction de la Chine par un patrouilleur lance-missiles taïwanais de type Ching Chiang, qui se trouvait alors à quai, à la base navale de Tsoying.

D’une portée théorique de 300 km, le Hsiung-feng III n’eut pas le temps de franchir la frontière maritime chinoise : après un vol de 75 km, il toucha, sans exploser, un chalutier taïwanais de 60 tonnes. Le capitaine de ce dernier y laissa la vie.

Cet incident aurait pu avoir de plus lourdes conséquences encore, étant donné les relations très tendues, à l’époque, entre Pékin et Taipeh, avec l’élection de la présidente Tsai Ing-wen.

Qui plus est, il avait eu lieu le jour où la Chine célébrait le 95e anniversaire de la création du Parti communiste chinois (PCC)…

 

 

L’inspecteur-inspecteur intérimaire du ministère de la Défense nationale, Wu Pao-kun, annonce les résultats de l’enquête de son bureau sur le faux incendie d’un missile Hsiung Feng III en juillet lors d’une conférence de presse tenue à Taipei.

 

 

Près d’un an et demi plus tard, les responsables de cette gaffe ont été plus ou moins sévèrement sanctionnés par le tribunal de district de Kaishiung, dans le sud de Taïwan.

Ainsi, le second maître Kao Chia-chun, qui tira le missile accidentellement, a été condamné à une peine de 18 mois de prison. Mais il n’était pas le seul à avoir été mis en cause.

En effet, son supérieur hiérarchique direct, le premier maître Chen Ming-hsiu aura deux ans à passer derrière les barreaux.

 

 

Il s’agit de la peine la plus sévère prononcée par le tribunal, lequel a considéré cet officier marinier responsable de pas avoir remplacé « la « position de combat » du missile par la « position d’entraînement » et de ne pas avoir retiré le connecteur avant de quitter son poste.

Celui qui s’en tire le mieux est le chef de ces deux marins, à savoir le lieutenant Hsu Po-wei. Responsale des armements, il a été condamné à 14 mois de prison.

 

 

 

« La négligence des accusés envers leurs devoirs a conduit à la mort de la victime et au gaspillage d’un missile coûteux, ce qui a entraîné une énorme compensation et des pertes du pays », a fait valoir le tribunal.

Quant à la famille du capitaine du chalutier, il lui a été accordé une indemnité de 971.000 euros.