Avenir de l’Union européenne : comment maîtriser la mondialisation ?

Dans le cadre de la réflexion sur l’avenir de l’Europe, les députés ont débattu d’un document consacré à la maîtrise de la mondialisation récemment publié par la Commission.

 

Lutter contre la concurrence déloyale, protéger les droits des travailleurs et soutenir les valeurs européennes à l’étranger.

Accords commerciaux

L’Union européenne met à profit son poids économique pour imposer et maintenir des standards élevés sur les produits importés. C’est la raison pour laquelle les députés, lors des négociations, insistent souvent sur l’ajout d’amendements aux accords commerciaux conclus par l’Union européenne avec des pays tiers.

Au cours des dernières négociations sur le CETA, l’accord économique et commercial global conclu avec le Canada, les pressions du Parlement ont ainsi conduit à remplacer le mécanisme controversé de règlement des différends entre investisseurs et États par un système juridictionnel des investissements, qui a pour but de garantir un contrôle gouvernemental sur le choix des arbitres et d’améliorer la transparence.

 

Sondage Eurobaromètre 2017
  • 73 % des Européens souhaitent que l’Union européenne défende davantage la démocratie et la paix dans le monde
  • 58 % estiment que l’Union européenne doit faire plus en matière de politique économique

Concurrence mondiale

Le Parlement souhaite lutter contre la concurrence déloyale provenant de pays tiers. En juin 2016, les députés ont par exemple appelé la Commission européenne à élaborer une stratégie commerciale faisant face à l’augmentation des importations de fournitures ferroviaires à faible coût de l’Union européenne.

Afin de protéger les emplois européens, le Parlement demande aussi un accord rapide sur la modernisation des instruments de défense commerciale de l’Union européenne.

Droits des travailleurs

Les députés ont à cœur de protéger les droits des travailleurs. Le Parlement travaille actuellement sur une législation visant à assurer les mêmes droits à tous les travailleurs, quel que soit leur type de contrat ou d’emploi.

 

Le Parlement soutient également le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation, initiative qui vient en aide aux personnes ayant perdu leur emploi à la suite de changements structurels en raison de la mondialisation.

   
Valeurs européennes

 

En mars dernier, les députés ont adopté un projet de règlement visant à stopper le financement de groupes armés et les violations des droits de l’homme via le commerce de minerais dans les zones de conflit. Cette législation contraindra la plupart des importateurs européens d’étain, de tantale, de tungstène et d’or à mener des contrôles de diligence raisonnable de leurs fournisseurs.

 

Des règles visant à empêcher le commerce des biens et services susceptibles de contribuer à la torture ou à la peine capitale ont également été approuvées récemment. Au cours des négociations, le Parlement européen a plaidé pour une interdiction de la commercialisation et du transit de matériel utilisé pour le traitement cruel, inhumain et dégradant de personnes dans les pays tiers.

En avril, les députés ont demandé la mise en place de règles européennes obligeant les fournisseurs de textiles et du secteur de l’habillement à respecter les droits de leurs travailleurs.

De même, ils ont demandé l’élimination progressive de l’utilisation dans les biocarburants d’huiles végétales menant à la déforestation d’ici à 2020, ainsi qu’un système unique de certification pour l’huile de palme entrant sur le marché européen.

« L’UE ne devrait pas fournir d’instruments de torture » 
   
Quel avenir pour l’intégration européenne ?

 

Au cours des semaines à venir, la Commission européenne publiera cinq documents de réflexion autour du futur de l’intégration européenne.

Chaque document sera consacré à un thème spécifique : la dimension sociale de l’Europe, la mondialisation, l’union économique et monétaire, la défense et les finances.

Cette initiative se clôturera en septembre par le discours annuel sur l’état de l’Union européenne qui sera prononcé par Jean-Claude Juncker en plénière.

Le coût humain de la mode à bas prix 

 

Les députés demandent des règles obligeant les entreprises à respecter les droits sociaux de leurs travailleurs du textile.