Guadeloupe Alerte Rouge : les brumes de sable un nouveau danger !

 

Les brumes de sable un danger omniprésent

 

Il existe un phénomène particulier qui se trouve être de plus en plus fréquent aux Antilles, ce sont les brumes de sable !

 

Ce sable ne provient, non pas de nos quelques plages, mais des déserts africains…. Les vents charrient le sable provenant des tempêtes du sahara sur plusieurs milliers de kilomètres jusqu’au Antilles…

Résultat :

–> Une visibilité amoindrie et des panoramas qui sont du coup moins lumineux ;

–> Une qualité de l’air très mauvaise avec un pic très important des particules fines en suspension ;

–> Une sensation de picotement dans les yeux pour la plupart des gens, et malheureusement pour les gens sensibles ou ayant un terrain allergique, des réactions plutôt désagréables

Nous avons de plus en plus dans nos îles des pics de pollution atmosphérique, accompagnés d’une visibilité réduite, affectant nos paysages.
Ces brumes de sables posent également un problème sanitaire car plusieurs d’entre nous développent des maladies (crises allergiques, fatigue intense, céphalées) lorsque ces « brumes de sable » stagnent au dessus de notre île.
Entre les mois d’avril et d’octobre, la Guadeloupe est régulièrement touchée par des épisodes de « brumes de sable » en provenance des déserts d’Afrique conduisant à des alertes à la pollution atmosphérique. Ces épisodes se répètent plusieurs fois dans l’année et peuvent durer plusieurs jours consécutifs.
Les études sur les risques sanitaires liés à ces épisodes de brume de sable désertique sont peu nombreuses et les résultats inconsistants ; principalement menées sur le pourtour méditerranéen, elles se sont principalement intéressées aux effets cardio-respiratoires et cérébro-vasculaires.
En 2015, des chercheurs caribéens avaient analysé la brume de sable qui avait envahi Barbade à l’époque. Et les résultats sont inquiétants.
Selon l’étude caribéenne menée à Porto-Rico et Miami, la brume de sable serait composée de micro-organismes, de bactéries, de champignons, de pesticides, de matières fécales, d’arsenic et de cadmium (un métal dangereux pour les reins et les os). Un cocktail explosif pour la santé.
D’autres effets méritaient cependant d’être étudiés, en particulier la croissance fœtale dont l’association avec les concentrations atmosphériques en particules fines est de mieux en mieux documentée.
Les Antilles françaises connaissant des taux élevés d’issues défavorables de grossesse en grande partie non expliqués, l’étude BrumiSaTerre, actuellement menée en Guadeloupe vise à étudier l’association entre l’exposition aux particules d’origine saharienne et la croissance fœtale dans cette population. 
Tous ceux qui souffrent de conditions cardiaques ou pulmonaires difficiles, ainsi que les personnes âgées, les enfants et les femmes enceintes, ne doivent mener aucune activité physique intense à l’extérieur. »
 
 
L’avertissement touche également les étudiants qui devront éviter d’effectuer des activités physiques en dehors des gymnases, avertissant que dans les cas graves, la pollution pourrait entraîner la mort. des particules minuscules font leur chemin dans nos poumons et dans les artères, ayant une influence sur notre circulation sanguine où le corps tire l’oxygène dont il a besoin et qu’une aspiration excessive de particules polluantes risque de se changer en dioxyde de carbone, conduisant à diverses complications médicales.
 

Si ces sables du désert provenaient bien du désert du Sahara, quatre zones principales d’origine ont été identifiées par l’ONU et présentées par deux chercheurs Didier ORANGE et Jean-Yves GAC, de l’ORSTOM dans un rapport s’intéressant à ces phénomènes en Afrique sahélienne et dans la zone soudano-guinéenne.

En effet, nous ne sommes pas les seuls à recevoir notre bain de brume de sable, le même phénomène est connu en Afrique et inquiète également en Afrique de par son caractère de plus en plus fréquent.

Or des études ont déterminé précisément les lieux d’origine des ces fameuses brumes, en identifiant 4 zones « source » principales de ces fameuses brumes sèches à partir des cartes d’érosion des sols publiées par I’ONU :

– La première s’étend du Sahara espagnol au nord de la Mauritanie, se trouve dans la partie nord du Soudan.

– La seconde est localisée à l’intérieur du triangle formé par le Hoggar, I’Adrar des Iforas et I’Aïr (c’est-à-dire au NE de Gao) ;

– La troisième est située au NE de la zone précédente dans le nord du Niger sur le flanc ouest du Tibesti ; enfin, la quatrième source se trouve dans la partie nord du Soudan »1.

De plus en plus de brumes de sable aux Antilles...

Devant l’ampleur croissante de ces brumes de sable aux Antilles, qui occultent durablement notre ciel, que faisons-nous pour mieux connaître le phénomène, pour des études sérieuses soient menées afin d’en connaître la nature exacte mais aussi déterminer si elles pourraient porter atteinte à la santé des populations des Antilles de manière générale ?

Or il semblerait qu’ aucune communication sur la nature de ces fameux aérolithes ou lithométéores ( suivre le lien http://www.universalis.fr/encyclopedie/meteores/2-lithometeores/ ) ne circule, aucune information scientifique ne nous est transmise à son sujet. L’unique information que l’on trouve est qu’il s’agit « d’aérolithes ». Autrement de particules en suspension. Qui l’eût cru ?

On s’en serait douté. Merci. Mais quelle est la nature de ces aérolithes ? D’où proviennent-ils ?

Le silence à leur sujet nous fait évidemment nous poser de légitimes questions.

Quoi qu’il en soit il serait prudent de porter un masque de protection, comme le font les automobilistes en Chine durant leurs déplacements quotidien lors de pics de pollution.

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