Une autre tête tombe au Pentagone, celle du chef de cabinet Kevin Sweeney

Après le secrétaire à la Défense Mattis et l’envoyé de la coalition anti-Isis McGurk, une autre défection. L’hémorragie provoquée par la décision de Trump de retirer ses troupes en Syrie.

 

Une autre tête tombe au Pentagone: il s’agit du chef de cabinet Kevin Sweeney, l’amiral qui a été l’un des plus proches collaborateurs du secrétaire à la Défense James Mattis et s’est opposé au retrait des troupes américaines de Syrie et d’Afghanistan. C’est précisément pour cela, expliquent des sources gouvernementales, que Derrière la démission soudaine de Sweeney se trouverait la main de la Maison-Blanche, qui l’aurait en fait obligé de faire ses adieux comme ce fut le cas avec Mattis lui-même et avec le porte-parole du département de la défense Dana White.

Par conséquent, l’opération de remaniement lancée dans l’administration Trump après les élections de mi-mandat ne s’arrête pas et  nombre d’observateurs le constatent, ressemble de plus en plus à une purge: qui n’est pas aligné et ralentit l’agenda du président.

 Avec ce dernier, qui peut désormais compter sur les très rares vestiges de l’ancienne garde, comme le gendre Jared Kushner et le stratège Stephen Miller et sur un cercle renouvelé de loyalistes comme le conseiller à la sécurité nationale John Bolton et le nouveau chef du personnel de la Chambre Bianca Mick Mulvaney. 

Tous convoqués ce week-end à la résidence présidentielle de Camp David pour faire le point sur la situation: de la question de la Syrie à celle du mur avec le Mexique et de la fermeture de la troisième semaine.

Bref, une véritable retraite des conseillers et des collaborateurs les plus proches du magnat pour décider quoi faire et comment mettre en contraste la nouvelle réalité créée par le Congrès, avec la majorité des démocrates à la Chambre. 

Et de définir l’ordre du jour pour 2019 également compte tenu du discours sur l’état de l’Union que le magnat devra tenir le 29 janvier prochain avant la réunion du Congrès en séance plénière.

Tout d’abord, nous devons clarifier la manière de procéder sur le front syrien après l’annonce par Trump de quitter le pays.

 La situation semble confuse. Ainsi, alors que Bolton et Pompey s’envolent vers le Moyen-Orient pour rassurer leurs alliés et leur expliquer que le retrait des troupes américaines est lié à des conditions telles que la défaite définitive de l’Etat islamique et la protection des rebelles kurdes, le président réaffirme avec candeur: « Les troupes américaines partiront de la Syrie rapidement. Nous avons éliminé l’Etat islamique et l’Iran, la Russie et la Turquie, qui détestent davantage l’État islamique que nous ne pouvons le combattre seuls.  » Ensuite, décidez qui dirigera le Pentagone, avec le magnat a tenté de tirer les cartes en nommant secrétaire à la Défense un démocrate qui s’est toujours déclaré contre la guerre en Irak, l’ancien sénateur Jim Webb.

Mais c’est surtout le nœud d’arrêt qui maintient le banc à Camp David. Même ici, face à l’impasse, Trump est tenté de proclamer l’état d’urgence national pour trouver les fonds nécessaires à la construction du mur avec le Mexique, promesse symbolique de sa campagne électorale à laquelle il ne semble pas avoir l’intention d’abandonner malgré la prolongation.

Paralysie d’une partie du gouvernement fédéral: «« Nous devons construire le mur, aussi en acier, sinon en béton, mais nous devons le construire, nous n’avons pas d’autre choix, c’est une bataille à gagner pour la sécurité du pays ».