Tsunami en Indonésie : le nombre de morts augmente et de nombreuses personnes toujours portées disparues

Les Indonésiens sont priés de s’éloigner des plages le long du détroit de la Sonde, entre les îles de Sumatra et de Java, après le tsunami meurtrier de samedi, qui selon les informations fournies par le gouvernement et des agences humanitaires, aurait coûté la vie à des centaines de personnes.

 

Le tsunami a touché des zones côtières à l’ouest de la capitale, Jakarta, samedi soir, heure locale, détruisant des maisons, des hôtels et des entreprises. Les derniers rapports suggèrent que les vagues dévastatrices ont été déclenchées par des glissements de terrain sous-marins, suite à l’éruption du volcan Anak Krakatau situé dans le détroit de la Sonde.

Les régions les plus touchées sont les districts de Pandeglang et Serang dans la province de Banten et les districts de Lampung et de Tanggamus Sud dans la province de Lampung, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

 

 

 

 

Dans une mise à jour publiée vers 7 heures du matin, heure locale, OCHA a signalé qu’un peu plus de 1.000 blessés et plus de 50 personnes étaient portés disparus. Près de 12 000 personnes déplacées par le tsunami.

Des autoroutes et des réseaux routiers dans les zones touchées ont également été perturbés, ce qui avait entravé les opérations de secours d’urgence et rendu difficile l’évaluation de l’ampleur des dégâts. Dans cette saison des vacances de fin d’année, de nombreux touristes ont également été pris dans la catastrophe.

L’Agence indonésienne de gestion des catastrophes naturelles (BNPB), l’armée, la police, l’Agence nationale de recherche et de sauvetage, les autorités nationales et locales – ainsi que des volontaires – fournissent une assistance immédiate aux personnes touchées, a ajouté OCHA, notant que jusqu’à présent le gouvernement indonésien n’a pas demandé d’assistance internationale.

Les gens sont « naturellement nerveux »

Un avertissement de marée haute reste également en vigueur et il a été conseillé aux personnes de rester à l’écart des zones basses. Des antennes locales et des volontaires de la Croix-Rouge indonésienne aident les personnes à quitter le littoral vers les hauteurs.

« Les gens sont naturellement nerveux… C’est un événement traumatisant qui a secoué les gens », indique un communiqué de presse de la Croix-Rouge publié lundi.

Le bureau spatial des Nations Unies demande des données satellitaires supplémentaires pour aider les secours

Le Bureau des Nations Unies pour les affaires spatiales (UNOOSA) – qui œuvre à la coopération internationale dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’espace – a demandé l’activation de la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures » au nom de l’agence spatiale indonésienne (LAPAN).

Collaboration entre diverses agences spatiales dans le monde, la Charte internationale permet de disposer de données satellitaires utiles pour appuyer les efforts de réponse aux catastrophes.

Depuis sa première activation en novembre 2000, la Charte a publié des données à des centaines de reprises, contribuant ainsi aux efforts de secours en cas d’inondations, d’ouragans, de tsunamis et de tremblements de terre.

« La ceinture de feu » fait courir un risque particulier à l’Indonésie

L’Indonésie a été durement frappée par de fréquents séismes et tsunamis. Cela s’explique notamment par sa position géographique le long de la région de la « ceinture de feu » dans le Pacifique – une région sujette aux tremblements de terre, où plusieurs volcans sont actifs.

Il y a à peine trois mois, plus de 2.000 personnes ont été tuées lorsqu’un puissant séisme a frappé l’île de Sulawesi, au centre de l’Indonésie, provoquant un tsunami qui a dévasté la ville côtière de Palu.

Lors de l’une des pires catastrophes de l’histoire moderne, la région a également été touchée par un tsunami dévastateur en décembre 2004, qui a coûté la vie à 230.000 personnes dans 14 pays situés le long de l’océan Indien, principalement en Indonésie.