Myanmar : la nouvelle cheffe des droits de l’homme de l’ONU appelle à la libération des deux journalistes de Reuters

La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a exhorté lundi le Myanmar à libérer « immédiatement et sans condition » Kyaw Soe Oo et Thet Oo Maung, les deux journalistes Reuters, également respectivement connus sous le nom de Moe Aung et de Wa Lone.

 

Les deux journalistes de l’agence de presse internationale ont été condamnés lundi à une peine d’emprisonnement de sept ans sur des accusations de violation de la Loi sur les secrets officiels. Une loi « mal définie » a estimé la nouvelle cheffe des droits de l’homme de l’ONU qui vient de prendre ses fonctions samedi.

 

 

Moe Aung et de Wa Lone.

 

 

« Leur couverture du massacre d’Inn Din par l’armée  pour laquelle l’armée a par la suite reconnu sa responsabilité, était manifestement dans l’intérêt du public car elle n’aurait peut-être jamais été découverte », a dit Mme Bachelet.

Pour la Haute-Commissaire, la condamnation des deux journalistes suit un processus juridique qui « enfreint clairement les normes internationales ».

« Elle envoie un message à tous les journalistes du Myanmar, à savoir qu’ils ne peuvent pas travailler sans crainte, mais doivent plutôt choisir de s’autocensurer ou de risquer des poursuites », a alerté Mme Bachelet qui a demandé que la condamnation des deux journalistes soit annulée et que ces derniers soient libérés.

Une demande qui concerne également « tous les autres journalistes actuellement en détention pour leur exercice légitime du droit à la liberté d’expression », a-t-elle précisé.

La Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a indiqué qu’il publiera dans les prochains jours un rapport sur « l’état préoccupant » de la liberté d’expression au Myanmar, avec un certain nombre de recommandations pour une réforme juridique et politique.