Controverse sur la vente aux enchères d’une guillotine du XIXe siècle

La vente aux enchères, est prévue pour le 11 juillet à Paris, dont une guillotine appartenant à l’armée française au milieu du XIXe siècle qui a suscité la controverse par les sensibilités qui pourraient être lésées par la vente d’une machine meurtrière.

 

Guillotine en chêne, acier et laiton ; le couperet présente deux plaques gravées : « Armées de la République » ; les panneaux de la lunette redoublées de plaques en laiton ; la bascule échancrée montée à rainures et fausses languettes. 

De par sa construction, les techniques employées et la patine présentée, cette réplique de guillotine peut être datée du milieu du XIXe siècle ; les plaques gravées faisant allusion au retour de la République et, donc, à la chute de la Monarchie (restaurations d’usage et d’entretien ; quelques manques ; traces de chocs sur le tranchant du couperet). 
On y joint une cale moderne en chêne. 
Hauteur totale 301,8cm ; longueur moyenne 229cm ; profondeur 175,6cm. 

Provenance : 
De tradition familiale acquise à la fin du XIXe siècle. 

La guillotine, acquise dans un processus de liquidation, a été évaluée initialement à entre 5 000 et 8 000 euros (5.700 à 9200 $), c’est la maison de vente aux enchères Drouot, qui est responsable de la vente.

Un porte-parole du Conseil des ventes volontaires, une institution dédiée au contrôle des ventes aux enchères d’art et les achats en France, a dit qu’il avait averti le commissaire-priseur, Pestel-Debord, de ne pas procéder à la vente de l’engin.

« De la même manière que les vêtements déportés ou les instruments de torture, cet objet appartient à ce que nous appelons des ventes sensibles », a déclaré le porte-parole du conseil.

Il a ajouté que ce n’est pas la première fois que cela arrive avec ce type d’objets macabres. En 2014, une autre guillotine a été proposée aux enchères pour 40 000 euros (46 200 $) à Nantes, ce qui a provoqué une vague de protestations, mais n’a trouvé aucun acheteur.

il y avait une tentative d’attribuer 812 objets qui avaient été utilisés pour torturer ou tuer à l’époque coloniale en Algérie française en Mars de 2012. Ensuite, c’est le ministère de la Culture qui a annulé la vente.