Beauvau_Alerte, le compte Twitter dédié à l’information de la population en cas d’événement grave

Le ministère de l’Intérieur a décidé de miser sur l’usage des médias sociaux pour la diffusion de l’information en cas d’événement grave de sécurité.

 

Ce choix s’inscrit dans le cadre du retour d’expérience réalisé sur l’utilisation de l’application pour smartphone SAIP (SAIP pour Système d’Alerte et d’Information des Populations). Cette application avait été lancée en juin 2016 en prévision de l’Euro de football.

 

 

 

 

 

 

Dans les événements comme les attaques terroristes, le recours par le ministère et par les préfets aux médias sociaux est apparu beaucoup plus efficace. Ces outils, moins complexes à mettre en œuvre qu’une application, permettent de donner une information plus précise, adaptée au contexte et au niveau de risque encouru par le public.

Ces outils permettent d’atteindre directement ou indirectement (par effet de viralisation) un nombre très important de personnes dans des délais très brefs. A titre d’illustration, les tweets du compte officiel du ministère de l’Intérieur (@Place_Beauvau) lors des attentats de novembre 2015 ont atteint près de 9 millions de personnes, largement au-delà des audiences des grands médias audiovisuels.

La communication sur les réseaux sociaux permet également de donner aux utilisateurs des conseils sur les comportements à adopter et les incite à ne pas propager les fausses informations.

Un compte Twitter dédié

Il a donc été décidé d’amplifier encore cette utilisation des réseaux sociaux en situation de crise en créant notamment un compte Twitter dédié à l’alerte.

Le compte @Beauvau_Alerte a ainsi été créé le 29 mai 2018.

Ce compte ne sera utilisé qu’en cas d’événement représentant un péril pour la population. En plus de l’information, le compte @Beauvau_Alerte diffusera des conseils et des recommandations comportementales.

La notion d’alerte des utilisateurs pour un événement en cours, alors même qu’ils ne sont pas sur la plateforme Twitter à ce moment là, est essentielle. C’est pourquoi les utilisateurs doivent activer les notifications pour ne manquer aucune information. Ils seront alors notifiés de la même manière qu’une alerte émise par un média par exemple.

En 48 heures, plus de 40 000 personnes se sont abonnées au compte @Beauvau_Alerte.

Une information officielle dans le Safety Check de Facebook

Mais Twitter n’est pas le seul réseau social investi par le ministère de l’Intérieur.

Facebook offrira la possibilité au ministère de l’Intérieur de communiquer via un dispositif lié à son outil « Safety Check ». Le ministère de l’Intérieur français est la première organisation gouvernementale a utiliser cet outil.

Créé en 2014, le Safety Check est une fonctionnalité de Facebook bien connue, qui se déclenche lorsqu’un événement met en danger la population. Il permet aux utilisateurs de Facebook d’indiquer à leurs proches qu’ils se trouvent en sécurité.

Les messages du ministère de l’Intérieur trouveront donc une visibilité rapide et forte sur la page du « Safety Check ». Facebook compte 35 millions d’utilisateurs actifs en France.

Par ailleurs, le moteur de recherche Google s’associe au ministère de l’Intérieur pour faire remonter prioritairement les contenus dont il est à l’origine. Ce soutien permettra de mettre en valeur une information fiable supplémentaire lorsque les internautes chercheront des renseignements sur un événement de sécurité important.

Des partenariats pour optimiser la diffusion de l’information

Le ministère de l’Intérieur pourra par ailleurs compter sur des acteurs majeurs et particulièrement connectés pour prévenir la population si la situation l’exige. Les messages d’alerte et de prévention du ministère seront repris par exemple par la RATP, Vinci Autoroutes, Radio-France et France Télévisions, via leurs canaux de communication. Google fera également remonter les contenus du ministère de l’Intérieur en première position dans les résultats de recherche sur un événement en cours.

D’autres grandes entités ont fait connaître leur souhait de travailler avec le ministère de l’Intérieur. C’est par exemple le cas de la SNCF ou du moteur de recherche Français Qwant, avec lesquels la démarche est déjà engagée