EAU : Les autorités devraient révéler où se trouve la fille de l’émir de Dubaï

Cheikha Latifa bint Mohammed al-Maktoum a été capturée en mer après avoir tenté de fuir le pays.

 

Les autorités des Emirats arabes unis (EAU) devraient immédiatement révéler où se trouve Cheikha Latifa bint Mohammed al-Maktoum, l’une des filles de l’émir de Dubaï, et clarifier son statut juridique, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

 

 

Le refus de fournir ces informations au sujet de la princesse, âgée de 32 ans, pourrait être considéré comme une preuve de disparition forcée, puisqu’elle aurait été vue pour la dernière fois alors que des autorités émiraties la détenaient.

 

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Selon un témoignage recueilli par Human Rights Watch, les autorités émiraties ont intercepté Cheikha Latifa le 4 mars, alors qu’elle tentait de fuir par voie maritime vers un pays tiers, et l’onramenée de force vers les Émirats.

 

Cheikha Latifa, qui a confié à ses amis qu’elle souhaitait fuir les restrictions imposées par sa famille, n’a pas été vue ni entendue depuis deux mois, ce qui soulève de profondes inquiétudes quant à sa sécurité et son bien-être. Le 18 avril, une source proche du gouvernement de Dubaï avait confirmé que Cheikha Latifa avait été  « ramenée » aux Émirats.

 

 

Sarah leah Witson

« Les autorités des Emirats arabes unis devraient immédiatement révéler où se trouve Cheikha Latifa, confirmer son statut juridique et lui permettre de contacter d’autres personnes », a déclaré Sarah leah Witson  directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

 

« Si elle est détenue, elle devrait pouvoir bénéficier du droit d’être présentée devant un juge indépendant, parmi d’autre droits. »

 

 

Dans une vidéo mise en ligne sur YouTube en mars, Cheikha Latifa a affirmé que sa sœur aînée, Shamsa, avait également fait une tentative de fuite alors qu’elle se trouvait au Royaume-Uni en l’an 2000, avant d’être enlevée par des responsables émiratis et l’ont ramenée de force vers ce pays.

Human Rights Watch a précédemment documenté de nombreux cas de disparitions forcées par les autorités émiraties au cours des dernières années.

L’article 5 de la Convention internationale de 2006 pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées stipule : « La pratique généralisée ou systématique de la disparition forcée constitue un crime contre l’humanité tel qu’il est défini dans le droit international applicable et entraîne les conséquences prévues par ce droit. » Les Émirats arabes unis n’ont toujours pas signé ou ratifié cette convention.