Décès de Naomi : changement de service le l’opératrice du Samu.

 Christophe Gautier, le directeur des hôpitaux universitaires de Strasbourg, a annoncé  que l’opératrice qui avait géré l’appel de détresse de Naomi Musenga, décédée par la suite, avait été changée de poste.

Elle a été changée de service, «de façon à ce qu’elle ne soit plus sur un rôle de réponse aux patients», a rapporté Christophe Gautier. «Une première analyse laisse à penser que les conditions de traitement de l’appel n’ont pas été conformes aux bonnes pratiques, mais seule l’enquête pourra le déterminer», a-t-il rapporté.

Les urgences médicales ne seront finalement déclenchées qu’au bout de cinq heures, après un nouvel appel aux secours, qui débouchent cette fois-là vers l’intervention du Samu. Emmenée à l’hôpital, la patiente est victime d’un infarctus puis transférée en réanimation avant de mourir dans un hôpital à Strasbourg.

La diffusion de la conversation entre Naomi Musenga, victime quelques minutes plus tard d’un syndrome de défaillance multiviscérale, et des opérateurs du Samu, a provoqué une vague d’indignation, et a poussé  Agnès Buzyin, Ministre de la Santé à demander une enquête de l’IGAS sur ces «graves dysfonctionnements».

Naomi Musenga est décédée des suites d’une « défaillance multiviscérale sur choc hémorragique »: plusieurs organes s’étaient arrêtés de fonctionner. La jeune femme laisse une orpheline de 2 ans.