L’OIM facilite le retour de déplacés internes en République centrafricaine

Mercredi  18 Avril , en coordination avec le gouvernement de la République centrafricaine (RCA), l’OIM, l’organisme des Nations Unies chargé des migrations, a facilité le retour de cinq familles déplacées (13 personnes) vers leur lieu d’origine.

 

Les familles vivaient sur dans site de déplacement interne depuis mai 2017 lorsque la violence a éclaté à Bangassou.

Cette aide au retour est intervenue dans le cadre de l’aide d’urgence fournie avec le financement du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF).

Bangassou est une ville située au sud-est de la RCA, sur les rives de la rivière Oubangui, qui sépare le pays de la République démocratique du Congo (RDC). La zone était relativement paisible avant mai 2017, lorsque de violents affrontements ont éclaté entre le groupe armé anti-balaka majoritairement chrétien et la communauté musulmane de Bangassou.

A l’issue de ce conflit, tous les Musulmans vivant dans le quartier de Tokoyo à Bangassou ont dû trouver refuge sur les terres entourant la cathédrale de la ville, où ils ont trouvé une sécurité relative.

Compte tenu du déplacement prolongé, cette zone est devenue un site de déplacement interne plus connu sous le nom de « petit séminaire ».

L’OIM œuvre avec ses partenaires à Bangassou depuis plusieurs années et est actuellement la seule organisation à disposer d’une présence permanente grâce à son antenne qui a ouvert en octobre dernier au sud-est de cette ville frappée par le violent conflit depuis près d’un an.

En vue de fournir des solutions à la situation du déplacement de plus en plus difficile à Bangassou, l’OIM a réalisé un sondage sur les intentions de retour grâce à sa Matrice de suivi des déplacements (DTM) à Bangassou et ses alentours en août 2017.

Les résultats de ce sondage ont montré que plusieurs familles vivant sur le site n’étaient pas de Bangassou ou de ses environs mais de régions plus lointaines en RCA, et qu’elles n’étaient que de passage au moment des affrontements. Elles ont depuis été séparées de leur famille et région d’origine.

L’OIM a facilité le retour de 13 personnes de Bangassou vers leur lieu d’origine à Bangui.

La Mission des Nations Unies pour le maintien de la paix (MINUSCA) et l’OIM les ont escortées depuis le site de déplacement jusqu’à la piste de décollage où un avion affrété par l’OIM les a transportées jusqu’à Bangui.

A leur arrivée à l’aéroport de Bangui, les personnes ont été accueillies par des représentants de l’OIM, du Ministère de l’action humanitaire et de la réconciliation et du PARET (une organisation de liaison entre le gouvernement et la communauté humanitaire).

 

 

 

 

Les passagers (cinq femmes, deux hommes et six enfants) étaient les premiers à arriver au Ministère de l’action humanitaire et de la réconciliation, où l’OIM leur a distribué des kits de retour de base.

Les kits comprenaient des articles d’hygiène de base comme des brosses à dent, du savon, de la lessive, du dentifrice, des trousses de premiers soins et des couches pour les familles avec des enfants. De là, les passagers ont été amenés par bus au tribunal du 3ème district avant de partir pour leurs domiciles respectifs.

« Je suis séparé de ma femme et de mes enfants depuis près d’un an et je suis très heureux qu’ils soient de retour », a déclaré Oumar Abakar, chef de l’une des familles de retour, qui est venu à l’aéroport pour accueillir sa famille de quatre. Ils étaient séparés depuis près d’un an.

L’OIM continue de soutenir les activités de cohésion sociale à Bangassou et prévoit d’étendre ses opérations pour aider à la fois les déplacés et les communautés d’accueil dans la zone grâce au futur financement.