Le Programme d’entraînement en vol de l’OTAN franchit une étape historique

Le 29 mars 2018, à la 15e Escadre Moose Jaw, en Saskatchewan, les responsables du Programme d’entraînement en vol de l’OTAN au Canada ont procédé à la collation des grades de la promotion la plus nombreuse des 18 ans d’existence du programme.

 

 

 

Col Dennis O’Reilly

« Je tire une immense fierté de la 2e École de pilotage des Forces canadiennes [2 EPFC] en raison de son dévouement complet et soutenu à la formation des futurs pilotes », a dit le colonel Denis O’Reilly, commandant de la 15e Escadre.

 

« Cette réussite marquante est attribuable à la détermination et au professionnalisme des instructeurs de la 2 EPFC, qui ont l’appui de la 15e Escadre et de CAE, partenaire de l’Aviation royale canadienne dans le secteur privé. »

 

Sous les yeux ravis de leurs amis et de leurs proches, 14 pilotes stagiaires, dont l’un venu de Hongrie, ont reçu leur brevet de pilote, document très convoité, dans le cadre d’un défilé militaire présidé par le colonel William Radiff, commandant de la 3e Escadre Bagotville, au Québec.

 

 

 

Un message de bienvenue

« Vous vous joignez aujourd’hui à la très fière famille des aviateurs et des militaires dévoués de l’Aviation royale canadienne », a dit le colonel aux finissants. « C’est au nom de tous ces professionnels que je vous souhaite aujourd’hui la plus sincère des bienvenues, en ce jour où vous commencez à arborer votre insigne de pilote et entreprenez votre carrière d’instructeur  de vol ou de pilote de chasse. »

 

 

 

 

 

 

 

Onze des pilotes stagiaires canadiens auront l’occasion de poursuivre leur formation de pilote de chasse, tandis que deux pilotes stagiaires canadiens demeureront à la 15e Escadre, où ils apprendront à former les futurs pilotes.

Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il y a de plus enthousiasmant dans le fait de recevoir son brevet, le lieutenant Jordon Gjelsvik, pilote nouvellement breveté qui suivra une formation de pilote de chasse, a répondu : « C’est de savoir qu’on me confie la responsabilité dont l’insigne de pilote est le symbole. » 

Des amis et des proches ont assisté à la cérémonie pour souligner la réussite des plus récents pilotes de l’Aviation royale canadienne et de la Force aérienne hongroise. Se sont joints à eux pour marquer ce passage le brigadier‑général Albert Safar, commandant de la Force aérienne hongroise, le brigadier‑général Csaba Ugrik, commandant de la 59e Base aérienne de Hongrie, Joe Armstrong, vice-président et directeur général de CAE Canada, ainsi que d’autres personnalités.

 

Un apprentissage emprunt de motivation

Entre deux anecdotes sur sa carrière riche et gratifiante, le colonel Radiff a souligné la rareté des brevets de pilote et l’importance de l’apprentissage continu et de la carrière stimulante qu’entament les pilotes. « Il n’y a qu’une chose dont vous soyez maîtres : votre motivation », a-t-il dit.

 

 

 

 

« C’est la motivation qui permet aux plus belles qualités des pilotes de s’exprimer : leur attitude optimiste, leur savoir théorique, leur condition physique et leur désir d’apprendre. »

L’insigne de pilote couronne plus d’une décennie de travail, de la réussite des études secondaires à la sélection aux études postsecondaires, à la sélection au Centre de sélection du personnel navigant des Forces canadiennes, à la réussite de la phase I de l’instruction au pilotage à bord du Grob 120A et à la réussite des phases II et III de l’instruction au pilotage à bord du CT-156 Harvard III.

 

 

 

Lieutenant‑colonel David Smith

« Le parcours d’obtention du brevet de pilote est long; le brevet récompense l’acharnement au travail, la motivation et la volonté inflexible d’atteindre le but », a expliqué le lieutenant‑colonel David Smith, commandant de la 2 EPFC. « Pour la plupart des pilotes, l’obtention du brevet est la réalisation d’un rêve d’enfance. Nous nous réjouissons de voir les pilotes stagiaires réaliser leur rêve et c’est un honneur de pouvoir former les futurs pilotes de l’ARC. »

 

 

 

Pendant le dîner de collation des grades, le colonel Radiff a également exprimé sa gratitude aux instructeurs de la 2 EPFC : « Vous êtes véritablement les meilleurs. Les collectivités opérationnelles sont toujours impressionnées par la qualité des diplômés que vous produisez. Vous aidez nos jeunes pilotes à se donner une solide assise en pilotage. »

« Continuez sur votre lancée. »

Pour accomplir sa mission, la 2 EPFC a fait plus de 16 000 sorties en 2017, ce qui revient à plus de 20 000 heures de vol. Ces chiffres font d’elle l’unité de vol la plus occupée de l’ARC en ce qui concerne le nombre de sorties.

Tous les ans, la 2 EPFC remet leur brevet à quelque 125 stagiaires de la phase II de l’instruction au pilotage. Ceux-ci, ensuite, suivent une instruction plus avancée au pilotage à bord d’hélicoptères, d’aéronefs multimoteurs ou d’avions à réaction.

 

 

 

La tour de contrôle militaire

 

 

Les stagiaires choisis aux fins de l’instruction au pilotage d’avions à réaction demeurent à la 2 EPFC pour y suivre les cours de la phase III qui, comptant de quatre à six stagiaires par classe, se donnent tout au long de l’année et permettent à une trentaine de stagiaires d’obtenir leur brevet.