Syrie : la Russie informe de sa volonté d’abattre les missiles américains tirés en Syrie

L’ambassadeur russe au Liban a rapporté que son pays répondrait si les Etats-Unis et les alliés frappaient la Syrie.

Alexander Zasypkin ambassadeur russe au Liban, a affirmé que la Russie répondrait au tir de missiles américains sur le sol de Syrie en les tirant vers le bas et en visant aussi les sites de lancement.

 

 

Alexander Zasypkin

 

 

L’envoyé russe faisait référence aux commentaires du chef d’état-major russe, le général Valery Gerasimov,  qui a averti en mars que Moscou allait abattre des missiles tirés vers la Syrie et ciblerait leurs sites de lancement si les attaques menaçaient les membres de l’armée russe.

 

Dans son interview avec al-Manar, l’ambassadeur a également déclaré que son pays a fait quelques progrès en Syrie, y compris la « libération » presque complète de la Ghouta orientale près de la capitale, Damas, à partir de groupes d’opposition armés.

Les remarques de Zasypkin interviennent alors que les Etats-Unis et plusieurs pays européens ont proféré des menaces d’utiliser une action militaire contre le gouvernement syrien et son principal allié, la Russie, en réponse à une attaque présumée d’armes chimiques contre une ville tenue par les rebelles.

L’attaque de samedi contre la ville de Douma dans la Ghouta orientale a fait dizaines de victimes, principalement des femmes et des enfants, selon les médecins locaux.

Le gouvernement syrien et la Russie ont nié qu’une attaque chimique s’est produite.

Mardi, à l’ONU, des projets de résolution rivaux entre les Etats-Unis et la Russie visant à créer un nouvel organe d’experts pour enquêter sur les attaques d’armes chimiques en Syrie ont échoué.

 

James Mattis, secrétaire américain à la Défense, n’a exclu aucune action militaire contre les forces du président syrien Bachar al-Assad, tandis que  l’ambassadeur américain à l’ONU, Nikki Haley, a averti que  Washington était prêt à « répondre » à l’attaque. 

 

Depuis le début de la campagne de bombardement aérien le 18 février, l’offensive a fait plus de 1 600 victimes parmi les civils et, selon une série d’accords avec des groupes rebelles, a déplacé plus de 45 000 personnes selon les informations de l’ONU.