La collectivité de St Martin donne de nouvelles directives de sécurité

Un système de SMS d’alerte, une signalétique, un système de sirènes à moyen terme et des abris mieux armés pour répondre aux «multi» risques majeurs, ce sont les premiers dispositifs de présentés ce matin par la Préfète Anne Laubiès et Daniel Gibbs le président de la Collectivité.
A 52 jours du début de la saison cyclonique, les services de l’Etat et de la Collectivité ont présenté les premiers dispositifs de préparation. Il s’agit d’un certain nombre de mesures élaborées à la suite «du retour d’expérience», selon les mots de la Préfète, du passage du cyclone Irma mais également de l’exercice Carib Wave.
La première étape est d’améliorer et de fiabiliser l’alerte, qu’elle soit cyclonique, d’inondation ou de type tsunami. La préfecture s’est attelée à remettre en état ses automates d’appels qui préviennent les acteurs et les services directement concernés par la sécurité et le secours à la population.
«En ce qui concerne les tsunamis et les séismes, la question des sirènes est étudiée actuellement pour relancer les études, notamment auprès de la sécurité civile. Mettre en place un système d’alerte avec les sirènes sera envisageable dans 2 à 3 ans», explique Anne Laubiès.
Alors pour pallier le manque d’alerte, générale, sonore les autorités veulent mettre en place une vaste opération de sensibilisation à travers notamment une signalétique et des panneaux indiquant les comportements à adopter en cas de catastrophe naturelle.
«Pour Irma, on a demandé de quitter les quartiers à risques, on a envoyé des bus. Ils sont revenus à vide. Peut être que la population n’y a pas cru ou n’avait pas conscience du risque. Il faut lever ses interrogation par des actions de sensibilisation et d’éducation», explique Anne Laubiès. 

ALERTE SMS

 

Le travail de préparation à la saison cyclonique et aux risques majeurs, d’une manière générale, est réalisé de manière commune entre l’Etat et la Collectivité

De son coté, Daniel Gibbs, le président de la Collectivité, souhaite diffuser l’alerte sur le plan digital mais aussi, plus concrètement, sur le terrain : «nous travaillons avec les operateurs pour faire parvenir aux administrés des SMS d’alerte.
Nous mettons en place également une nouvelle application qui portera le nom de «My City» qui sera un relais d’alerte. Nous allons augmenter et développer notre parc de mégaphones pour alerter directement les populations dans les quartiers.
Nous avons également prévu dans notre budget 150 000 euros qui seront alloués aux moyens d’alerte et de communication aux risques majeurs». 
Les discussions sont en cours avec les opérateurs pour la mise en place de ce système d’alerte par message SMS. Les discussions portent essentiellement sur le coût global de l’opération. Il faut avant tout définir le prix de l’envoi du message qui sera à multiplier par le nombre de clients. 

TRIPLER LA CAPACITÉ DES ABRIS

L’objectif pour 2018 est de tripler la capacité d’accueil et rendre les abris plus autonomes et plus opérationnels. Pour la Collectivité, c’est 1,7 million d’euros qui seront investis pour la mise en sécurité de ces bâtiments publics.

Cette enveloppe comprend également les équipements, tels que les lits, des lampes, des radios, des toilettes indépendantes ou encore une citerne et un groupe électrogène.
Les procédures d’intervention des partenaires et secours (télécoms, eau, électricité, santé, sécurité, dons, distribution, accueil des sinistrés, évacuations sanitaires…) seront communiquées en amont de la saison cyclonique selon la Collectivité. 
«La volonté est de tripler la capacité d’accueil avec les dix abris, soit environ 1700 personnes qui pourraient s’y refugier. L’objectif et les prévisions à long terme sont de pouvoir obtenir une capacité d’accueil de 3000 à 3500 personnes avec des abris majeurs», explique Daniel Gibbs.
La préfète veut, également à long terme, pouvoir compter sur des abris «multirisques» et mieux armés pour répondre à des situations qui peuvent durer comme cela a été le cas avec Irma. 

TSUNAMI : «ON N’EST PAS COMPLÈTEMENT PRÊT»

Face à l’alerte tsunami, «nous ne sommes pas complètement prêts», a indiqué clairement la préfète Anne Laubiès : «nous n’avons pas de sirènes. Il faut définir les zones de repli. Mais il faut aussi organiser ce repli pour que tout le monde ne se rue pas au même endroit. Une cartographie est en cours de réalisation avec le concours de l’université de Montpellier. Il nous faut donc des panneaux de signalisation mais aussi de la méthode. Nous ne sommes donc pas complètement prêts, mais on y travaille».

Les abris

11 sites sont potentiellement aménageables pour devenir abris cycloniques, parmi eux on compte déjà 7 sites :
1. L’école Emile CHOISY
2. L’Ecole Evelina HALLEY
3. L’Ecole Marie Amélie LEYDET
4. L’Ecole Clair SAINT-MAXIMIN
5. L’école Hervé WILLIAMS
6. L’école Marie Antoinette RICHARDS
7. La Cité scolaire