Nucléaire : Greenpeace devant la justice à Thionville

Aujourd’hui a lieu, au tribunal de grande instance de Thionville, le procès de huit activistes et un salarié de Greenpeace France.

 

En octobre 2017, ces activistes se sont introduits dans la centrale de Cattenom en Moselle et ont déclenché un feu d’artifice au pied de la piscine d’entreposage de combustible usé.

EDF réclame à l’association et aux activistes plus de 700 000 euros en réparation dont 500 000 euros pour « atteinte à sa crédibilité ».

Les citoyennes et citoyens qui ont participé à cette action pacifique sur la centrale nucléaire de Cattenom risquent chacun jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

voir notre article :

 

Les centrales d’EDF ne sont pas assez sécurisées. Avec 58 réacteurs, les installations et transports associés sur le territoire français, nous sommes toutes et tous concernés par les risques.

 

 

Jean-François Julliard

Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France déclare :

« Greenpeace France, ses militants et son chargé de campagne nucléaire ont immédiatement décidé de faire appel de cette décision de justice très sévère. C’est la première fois que des militants de l’association sont condamnés à une peine de prison ferme. Yannick Rousselet, salarié de Greenpeace France, est quant à lui condamné pour « complicité » alors qu’aucun fait n’a été établi.

 

 

Ces lourdes sanctions ne sont pas acceptables pour l’organisation qui a joué son rôle de lanceur d’alerte. Greenpeace France tentera d’en convaincre la Cour d’appel et ne cessera pas de dénoncer l’irresponsabilité d’EDF en matière de sécurité nucléaire. Tout comme elle continuera à participer au débat institutionnel pour démontrer la fragilité des installations nucléaires d’EDF. »