Le gouvernement colombien ne reprendra pas les négociations si l’ELN continue avec le terrorisme

Le gouvernement colombien a réitéré aujourd’hui que si l’ELN continue de commettre des actes terroristes tels que ce week-end, où les péages ont  été attaqué avec des explosifs et aussi ont fait exploser des ponts dans plusieurs départements, il ne sera pas possible de restaurer les pourparlers de paix.

 

 

« Dans la mesure où l’Armée de libération nationale (ELN) poursuivre ces actions insensées, des terroristes, pas de place pour rétablir le dialogue », a rapporté le ministre de l’Intérieur, Guillermo Rivera.

 
Guillermo Rivera.

Le chef du ministère de l’Intérieur a ajouté que l’ELN « devrait réfléchir à l’appel à la cohérence que le gouvernement national a fait depuis des semaines ».

 

 

Il a insisté sur le fait que, comme l’a déclaré hier le président Juan Manuel Santos, « il sera très difficile » de reprendre les pourparlers de paix s’ils ne font pas preuve de cohérence entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font.

« Si vous voulez dialoguer pour parvenir à la paix, vous devez démontrer des actes de paix », a déclaré Rivera.

Les actions terroristes se produisent au milieu de la soi-disant « grève armée » de 72 heures annoncée mercredi dernier par l’ELN pour faire pression sur le gouvernement pour relancer les pourparlers de paix à Quito.

La « grève armée » a commencée à 6 h 00 heure locale (11h00 GMT) samedi dernier  jusqu’à la même heure mardi 13, selon les brochures distribuées par cette guérilla.

Tôt samedi, l’ELN a activé des charges explosives qui ont endommagé un pont et une route dans le département de César (nord).

De même, ce dimanche, deux péages ont volé en éclats avec des explosifs, l’un à Aguachica et l’autre à Gamarra, villes qui appartiennent également à Cesar.

En outre, deux personnes qui allaient placer des explosifs sur le pont El Palerme, dans la municipalité de Bochalema, dans le nord de Santander, sont mortes.

En raison de la situation, l’Institut national des routes (Invías) a rapporté sur Twitter que les autorités ont fermé la route entre Cúcuta et Pampelune, dans le département de Norte de Santander.

Les négociations de paix entre le gouvernement colombien et l’ELN ont été arrêtées depuis le 10 janvier, à la suite d’une escalade des attaques perpétrées par cette guérilla.