115 nouvelles espèces découvertes dans le Mékong

A l’heure où la sixième extinction de masse s’accélère, dans son rapport Stranger Species, le WWF met en lumière les 115 nouvelles espèces répertoriées en 2016 dans le bassin du Grand Mékong !

En 40 ans, plus de la moitié des espèces mondiales a disparu

Les populations de vertébrés poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles, ont chuté de 58% entre 1970 et 2012. Et si nous ne faisons rien pour inverser la tendance, ce déclin pourrait continuer à s’aggraver jusqu’à atteindre 67% d’ici 2020. 

C’est sur ce nouveau constat alarmant que s’ouvre l’édition 2016 du Rapport Planète Vivante, analyse scientifique réalisée tous les deux ans par le WWF concernant la santé de notre planète et l’impact de l’activité humaine.

La région du Grand Mékong et la biodiversité qu’elle abrite ne sont pas épargnées ! La construction de mines, de routes et de barrages menacent la survie des paysages naturels qui la rendent si unique.

Le braconnage pour la viande de brousse ou le commerce illégal de la faune sauvage estimé à plusieurs milliards de dollars exerce une pression supplémentaire sur la biodiversité de la région. De nombreuses espèces disparaissent avant même d’être découvertes.

Lézard crocodile

Préserver la biodiversité

Selon des estimations prudentes, il y aurait sur la Terre entre 13 et 20 millions d’espèces. 

Depuis 1961, le WWF protège le règne animal, notamment en luttant contre le braconnage, la destruction des habitats et les conflits avec l’Homme.

Afin d’être efficace, l’organisation concentre ses efforts de conservation sur un groupe restreint d’espèces jugées prioritaires.
Parce qu’elles forment un maillon essentiel de la chaîne alimentaire, qu’elles aident à la stabilité ou à la régénération de leur habitat ou qu’elles indiquent un besoin plus large de conservation.
Parce qu’elles sont très importantes pour la santé et la subsistance des communautés locales, de par leur exploitation commerciale ou leur rôle culturel.

La conservation des espèces animales terrestres passe par un grand nombre de mesures, dont  la protection des habitats des espèces prioritaires, la restauration et l’amélioration de leur connectivité, la réduction des conflits entre les espèces sauvages prioritaires et les populations humaines directement affectées mais aussi la disparition du trafic illégal des espèces sauvages prioritaires et le démantèlement de la criminalité organisée visant la biodiversité.