Le plus petit pacemaker du monde, implanté à Saint-Laurent-du-Var

Dans la salle de cathétérisme de l’Institut Arnault Tzank, à Saint-Laurent-du-Var,ce 22 Décembre, on pratiquait une médecine aux allures d’orfévrerie. Les Docteur Philippe Durand et Claude Mariottini ont implanté à un patient le plus petit pacemaker du monde, pour la cinquième fois en France. 

  • Qu’est ce qu’un pacemaker ? 

Ces dispositifs médicaux sont des stimulateurs cardiaques. Ils produisent des impulsions électriques, qui assurent un rythme cardiaque suffisamment élevé au patient, quand son propre coeur n’y parvient plus seul. 

Un pacemaker est composé de trois sondes, implantées dans différentes cavités du coeur via une artère, généralement celle du bras ou de la clavicule. 

Ces sondes sont reliées à une pile, le boîtier, qui est lui implanté juste sous la peau. 

  • Quelles complications avec un pacemaker classique ? 

L’implantation d’un pacemaker peut-être douloureuse, au moment du passage des sondes dans la veine, qui se fait sous anesthésie locale. La procédure peut aussi prendre la forme d’une opération chirurgicale. 

 

La batterie du dispositif doit être changée tous les dix ans, car elle s’use. Le pacemaker forme également une petite bosse sous la peau, rendant le dispositif visble, ce qui peut constituer une gêne pour le patient.

La sonde, enfin, présente le plus de risques de complications. Elle peut se casser, ne pas fonctionner ou même s’infecter, car les bactéries se fixent plus facilement dessus en cas de maladie. 

L’institut Arnault Tzank est d’ailleurs le seul centre de son département à réaliser les extractions de sondes infectées, au moyen d’un laser. 

  • Qu’est-ce que ce nouveau pacemaker a de spécial ? 

Le nouveau dispositif, qui fait la taille d’une petite balle de revolver, présente l’avantage de ne pas avoir de sonde. Il peut être implanté directement dans le coeur à travers la peau sans réelle incision. C’est ce qu’on appelle une implantation par voie percutanée. 

Le tout premier a été posé à Bordeaux en 2015. Trois autres depuis ont été posés à l’Institut Arnault Tzanc, le seul qui, selon son directeur Michel Salvadori, remplit « les conditions techniques de fonctionnement » imposées par la Haute Autorité de Santé. 

 

Une étude est en cours pour scruter les effets à long terme chez les patients qui ont bénéficié de cette technique. L’Institut qualifie ces premiers résultats de « très encourageants »