Action Greenpeace France : réplique à la centrale de Cruas-Meysse

 Ce matin, à 6h20, une vingtaine de militants de Greenpeace France se sont introduit dans la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, en Ardèche, pour alerter sur l’extrême vulnérabilité des piscines d’entreposage de combustible usé.

 

Certains ont escaladé un de ces bâtiments, accolé au réacteur 4, d’autres ont laissé des empreintes de mains sur le bâtiment lui-même pour démontrer son accessibilité.

Malgré l’alerte lancée par Greenpeace France, avec la remise d’un rapport d’experts indépendants sur la sécurité nucléaire aux autorités compétentes sur le sujet, et l’intrusion à la centrale de Cattenom, il n’y a pas eu de signe d’une véritable prise en compte du problème.

 

 

Les militants de Greenpeace France se sont à nouveau introduit dans une centrale nucléaire, cette fois ci sur le site de Cruas-Meysse, afin de dénoncer la fragilité des piscines d’entreposage de combustible usé.

Alors que ces bâtiments sont ceux qui contiennent le plus de radioactivité dans une centrale nucléaire, ils ne sont pas assez protégés face au risque d’attaques extérieures.

« L’Autorité de sûreté nucléaire a confirmé que les piscines d’entreposage du combustible usé sont un vrai problème. Mais elle a rappelé qu’elle n’était pas compétente sur les questions de sécurité. Le COSSEN a quant à lui expliqué qu’il ne pouvait pas agir sur le cas des piscines.

En résumé, EDF a les mains libres sur le sujet et continue de nous enfumer en prétendant que la sécurité de ces installations est assurée. C’est terriblement préoccupant, d’autant plus qu’EDF reste complètement attentiste », s’insurge Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France.

Greenpeace France exige qu’EDF prenne en main ce problème de sécurité nucléaire et entreprenne les travaux nécessaires à la sécurisation des installations les plus fragiles, en particulier des piscines d’entreposage de combustible usé.