Narcotiques : l’ONU et la Colombie signent un pacte anti-cocaïne

Les Nations Unies et la  Colombie ont signé un accord visant à perturber le commerce de cocaïne du pays.

Cela fait partie des efforts de paix entre le gouvernement et les  rebelles des FARC qui ont longtemps contrôlé la distribution des drogues.

Les Nations unies doivent verser 270 millions d’euros pour aider à la reconversion des exploitants de plantations de coca.

 

coca

Ceci, en application de l’accord de paix signé avec les FARC.

 

Yury Fedotov

« Il s’agit d’une opportunité unique d’endiguer la culture de coca en Colombie et d’aider les cultivateurs à se tourner vers des alternatives de développement », a déclaré dans un communiqué Yury Fedotov, le directeur de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

Le représentant colombien, Rafael Pardo Rueda, par ailleurs ministre du Travail chargé du suivi de l’accord signé en novembre 2016 avec les Farc, a jugé ce partenariat « fondamental » pour la mise en œuvre du plan de paix.

 

 

Selon l’ONUDC, le financement permettra de « superviser » les actions mises en place par Bogota pour réduire les cultures illégales de coca et offrir des cultures de substitution.

Avec 146.000 hectares consacrés à la culture de feuille de coca, ingrédient de base de la cocaïne, la Colombie était en 2016 le principal producteur et exportateur de cocaïne dans le monde.

Le président colombien Juan Manuel Santos a lancé en mai un programme de substitution des plantations de coca.

Il concerne 83.790 familles vise à éradiquer 50.000 hectares de coca en 12 mois, en échange d’une subvention mensuelle d’un million de pesos (environ 330 dollars) pendant un an, en plus d’une assistance technique de deux ans.

 

Champs de coca

A la faveur de l’accord de paix historique ayant permis le désarmement et la transformation en parti politique de la guérilla des Farc, impliquée dans le trafic de drogue, le président colombien Juan Manuel Santos a lancé en mai un programme de substitution des plantations de coca.

 

Mais l’objectif de reconvertir ces terres en champs de café ou de bananes se heurte à de nombreux obstacles notamment du fait du manque d’infrastructures pour valoriser, acheminer et commercialiser les récoltes produites dans des régions reculées.