Centrale nucléaire : anomalies au cresot

 EDF est autorisé à redémarrer un réacteur nucléaire. C’est le numéro 4 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime). Des vérifications avaient été demandées après la découverte d’anomalies à l’usine Areva du Creusot, qui fabrique des équipements nucléaires.

 

La remise en service de Paluel 4 est prévue samedi 21 octobre à 23h.

Ces vérifications sur le réacteur numéro 4 de la centrale de Paluel avaient été demandées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) après la mise en évidence d’irrégularités à l’usine Creusot Forge d’Areva.
« Le réacteur numéro 4 de Paluel a reçu l’autorisation de l’Autorité de sûreté nucléaire de redémarrer à la suite de son arrêt programmé », a affirmé une porte-parole d’EDF à l’AFP vendredi 20 octobre 2017, en confirmant une information de la revue spécialisée Enerpresse.

Ce réacteur avait été arrêté le 9 septembre 2017 pour remplacer une partie de son combustible, et en même temps l’ASN avait demandé à EDF de réaliser des vérifications sur des composants forgés qui avaient été fabriqués sur le site du Creusot.
EDF a transmis à l’Autorité de sûreté nucléaire onze autres dossiers de synthèses concernant onze autres réacteurs soumis aux mêmes vérifications.

A la mi-septembre, le gendarme du nucléaire a aussi demandé à EDF d’étendre ses vérifications de l’ensemble du parc nucléaire à d’autres composants également fabriqués au Creusot (composants moulés et composants importants non nucléaires).

Cette longue procédure de l’ASN autour de l’usine Creusot Forge d’Areva a été déclenchée en 2014, après la détection d’une anomalie sur la cuve de l’EPR de Flamanville. 
Après un audit, Areva a mis en évidence des irrégularités dans certains dossiers de fabrication du site.

Outre une revue de tous les composants forgés et moulés venant du Creusot, ces anomalies documentaires (qui font par ailleurs l’objet d’une enquête judiciaire) ont notamment conduit EDF à arrêter le réacteur 2 de la centrale de Fessenheim.
Le dossier concernant ce réacteur est en cours d’instruction auprès de l’ASN.

Actuellement 23 des 58 réacteurs du parc français sont à l’arrêt pour diverses raisons (maintenance programmée, arrêts plus longs pour contrôles, etc.).