Saint-Martin : 70% de la filière nautique sinistrée après Irma

La filière nautique de Saint-Martin est « sinistrée à plus de 70% » à la suite du passage de l’ouragan Irma en septembre, a indiqué jeudi la Fédération des industries nautiques (FIN) qui demande l’ouverture par l’Etat d’un crédit exceptionnel de 10 millions d’euros.

 

« Toutes les entreprises ont été touchées : bâtiments démolis, pontons disloqués, équipements détruits, outillages hors service…

Plus de 1.000 bateaux de plaisance sinistrés, dont près de la moitié à l’état d’épave. La filière nautique de Saint-Martin est aujourd’hui sinistrée à plus de 70% », a indiqué la FIN dans un communiqué, à l’issue d’une mission d’évaluation menée du 1er au 10 octobre.

 

« Sans même chiffrer le coût de la flotte sinistrée, les dégâts sur les infrastructures et l’équipement des entreprises sont estimés à près de 18 millions d’euros, les projections de pertes d’exploitation à 40 millions d’euros », précise-t-elle en demandant « l’ouverture d’un crédit exceptionnel de 10 millions d’euros dans le cadre du projet de Loi de Finances (PLF) actuellement débattu au Parlement ».

 

Cette enveloppe doit permettre de « contribuer aux premières mesures d’évacuation des épaves, l’achat d’outillages et d’équipements de base pour reprendre une partie de l’activité, la remise en état de pontons, cales et matériels de manutention et de compenser l’absence ou l’insuffisance d’assurances », selon la même source.

 

 

La filière nautique de Saint-Martin (partie française de l’île) est composée de 68 entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires de 95 millions d’euros et emploient près de 400 salariés équivalent temps plein (ETP), précise la FIN.

Les deux tiers de ces entreprises interviennent dans les domaines de la location de bateaux de plaisance et des activités nautiques (sport de glisse, plongée…).

 

 

Les autres entreprises interviennent dans les domaines de la réparation et de l’entretien des bateaux, la vente d’équipement et d’accastillage, le service ou encore la formation.

Elles sont localisées autour de 4 ports de plaisance, qui réalisent eux-mêmes un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros et emploient 25 salariés, précise la FIN.