CATTEMOM : Des militants de GREENPEACE s’introduisent dans une centrale nucléaire

Ce matin,  des militants se sont mis de nouveau en action pour dénoncer le risque nucléaire. Ils se sont introduit à l’intérieur du périmètre de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle.

 

Les militants ont déclenché un feu d’artifice, à proximité de la piscine d’entreposage du combustible nucléaire usé. Objectif : dénoncer la fragilité et l’accessibilité de ces bâtiments pourtant lourdement chargés de radioactivité. On peut constater la facilité avec laquelle ils ont pu s’introduire…

C’est bien  la première fois que des militants de greenpeace  s’introduisent sur le site de cette centrale.

« Nous sommes de retour sur les sites des centrales nucléaires pour dénoncer les risques qui planent sur ces installations. Par cette action, nos militants montrent l’inquiétante vulnérabilité des piscines du combustible usé, talon d’Achille des centrales nucléaires, face à des risques d’actes de malveillance « rapporte Greenpeace

 

« Militants Greenpeace sur site. Stoppés par les gendarmes. Pas d’accès à la zone nucléaire. Pas d’impact sur la sûreté des installations », a tweeté EDF 

 Des membres de l’organisation se sont introduits ce jeudi matin vers 5h30 sur le centre nucléaire de production électrique (CNPE) de Cattenom en Moselle, et y ont tiré un feu d’artifice à proximité d’un bâtiment, et non loin d’un des réacteurs, on peut dire qu’ils ont réussi à attirer l’attention. Le responsable de la sécurité sera-t-il limogé ?

Les autorités luxembourgeoises « insistent sur une enquête détaillée qui devra éclairer les circonstances de cet incident et interpelleront le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, sur cette intrusion », a précise le ministère dans un communiqué.

Olivier Lamarre, directeur adjoint du parc nucléaire d’EDF. « Ils risquent plusieurs années de prison et plusieurs dizaines de milliers d’euros d’amende », a-t-il assuré.

 

« N’attendons pas que le pire arrive : EDF doit agir dès maintenant en bunkérisant ses piscines de combustibles nucléaires usés. Il en va de la sécurité de millions de citoyens, en France et en Europe » rétorque l’association.

 Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace, déclarait ce matin que le spectacle avait duré «deux minutes et trente secondes», avant des gendarmes n’arrêtent les militants.

Ce qui revient à dire, que dans ce laps de temps beaucoup de choses peuvent se passer. Selon la préfecture,  huit militants étaient en garde à vue.

Greepeace a voulu par cet acte,«Dénoncer la fragilité et l’accessibilité de ces bâtiments pourtant chargés de radioactivité». la centrale de Cattenom a été ouverte en 1979, et des travaux ont été entrepris ces dernières années pour prolonger son exploitation au-delà de 2022.  

La ministre luxembourgoise de l’Environnement  s’est dite très préoccupée.

 

Carole Dieschbourg

Carole Dieschbourg, ministre luxembourgeoise de l’Environnement, s’est dite «très préoccupée des lacunes flagrantes» après l’intrusion des militants de Greenpeace, le site étant situé à quelques kilomètres de la frontière avec le Grand-duché. Ce n’est pas la première fois que le Luxembourg se dit inquiet de la proximité de cette centrale. Le Premier ministre, Xavier Bettel, avait déjà proposé de s’engager financièrement pour aider Paris à fermer Cattenom. La centrale «nous fait peur», avait avoué le Luxembourgeois il y a 18 mois.On peut comprendre…