Eurofighter Typhoon : BAE Systems compterait supprimer 1.000 emplois

En 2014, les dirigeants du groupe Airbus, membre du consortium Eurofighter avec le britannique BAE Systems et l’italien Finmeccanica/Leonardo, n’étaient guèe optimistes sur les perspective futures de l’avion de combat Typhoon.

 

« Airbus Group et ses partenaires arrêteront de construire l’Eurofighter en 2018 s’ils n’engrangent pas de nouvelles commandes à l’export », avait déclaré Bernhard Gerwert, le patron d’Airbus Defence & Space. À l’époque, l’Allemagne venait de renoncer à acquérir 37 exemplaires de cet appareil portés au standard 3B.

 

 

 

 

Bernhard Gerwert,

Le salut du Typhoon passait donc par l’exportation. Et, malgré un échec en Inde (au profit du Rafale), aux Émirats arabes unis et en Suisse, cet avion remporta, plus tard, la mise à Oman (12 appareils) et au Koweït (28 exemplaires). Par ailleurs, le consortium a signé une « déclaration d’intention » pour une commande de 24 avions par le Qatar et il reste en lice dans plusieurs procédures, comme en Belgique ou encore en Malaisie.

 

 

Mais, visiblement, c’est encore insuffisant…

Du moins pour la partie britannique. En effet, BAE Systems s’apprête à annoncer la suppression de plus d’un millier d’emplois au Royaume-Uni, en lien avec le programme Eurofighter.

Une cadence de production réduite et des incertitudes relatives à de nouvelles commandes expliqueraient cette décision, qui concernerait essentiellement le site de Warton, dans le Lancashire [nord-ouest de l’Angleterre].

 

 

De son côté, le groupe britannique n’a ni confirmé, ni démenti dans la mesure où il a seulement expliqué « revoir ses opérations régulièrement de façon à fonctionner le plus efficacement possible, assurer les livraisons et garantir les activités à venir. » Et d’ajouter :

« S’il devait y avoir des changements proposés, nous devons les communiquer d’abord à nos employés et à leurs représentants. »

 

En réalité, BAE Systems comptait sur une commande supplémentaire de Typhoon par l’Arabie Saoudite. Commande qui se fait attendre… Aussi, les livraisons prévues pour le site de Warton, où l’assemblage final des avions est assuré, s’élèveront à 20 appareils cette année (en partie grâce à la Royal Air Force) avant de tomber à seulement 11 exemplaires en 2018.