Démantèlement du réacteur de Chinon : un chantier de 3 milliards d’euros

Un chantier pharaonique est lancé à la centrale de Chinon. L’autorité de sûreté nucléaire a annoncé le 14 septembre dernier que le réacteur A2 serait le premier en France a être démonté. Un chantier à trois milliards d’euros, qui a commencé l’année dernière et qui va durer 25 ans.

 

Un chantier pharaonique est lancé à la centrale nucléaire de Chinon. Le réacteur graphite A2 sera le premier en France a être démonté, comme l’a confirmé l’ASN ou Autorité de Sureté Nucléaire il y a une dizaine de jours. Le réacteur A2 a fonctionné pendant 20 ans, avant d’être définitivement mis à l’arrêt en 1985. C’est la première fois au monde qu’un réacteur de cette génération va être démantelé : un chantier à 3 milliards d’euros.

 
Le démantèlement et la découpe de la cuve sont assurés par des robots télécommandés

De l’extérieur, ce réacteur graphite ressemble à un immense immeuble de près de 30 mètres de haut.

La première étape de déconstruction a déjà eu lieu il y a plusieurs années, avec l’évacuation du combustible radioactif et la déconstruction de toutes les installations non contaminées comme la salle des commandes.

Place maintenant à la phase de démantèlement de toutes les parties en contact direct avec le combustible nucléaire, des éléments fortement irradiés. Cette phase se terminera par la découpe de la cuve du réacteur. Cette partie du démantèlement et la découpe de la cuve sont assurées par des robots télécommandés depuis une plateforme à proximité.

 

 

Estelle Desroches

C’est le premier réacteur graphite de cette génération qui sera démantelé dans le monde, et donc ce chantier va devenir une référence pour l’ensemble des pays qui possèdent ce type de réacteurs – Estelle Desroches, directrice des projets de démantèlement pour les réacteurs graphite à EDF

 

 

Le coût total du démantèlement est estimé à 3 milliards d’euros. A la centrale de Chinon, il y a un autre réacteur graphite qui est également à l’arrêt tandis que 4 réacteurs plus récents sont encore en activité.

 Il y a des milliers de tonnes de béton à évacuer, un chantier titanesque qui va prendre 25 ans, explique Estelle Desroches est directrice des projets de démantèlement pour les réacteurs graphite à EDF