Le premier album composé par une intelligence artificielle

Plus besoin de talent ou de travail laborieux : grâce à un programme d’intelligence artificielle, il est désormais possible de faire de la musique les doigts dans le nez.

 

 

 

 

Taryn Southern, participante de l’émission télévisée American Idol en 2004 (devenue youtubeuse depuis), a créé son album I Am AI avec l’aide d’un partenaire pas comme les autres.

Si elle a pensé les mélodies et écrit les paroles de cet album, Taryn Southern n’a que de maigres notions de piano et a dû laisser le reste de la conception à un tiers. Pour ce faire, elle n’a pas choisi n’importe qui.

Après Garage Band, elle est passée à l’étape supérieure en faisant appel à Amper, qui n’est ni un homme ni une femme, mais une intelligence artificielle qui compose, produit et joue de la musique.

Amper, développée par une équipe de musiciens professionnels et d’experts en technologie, s’est donc occupée des parties instrumentales de A à Z, des harmonies aux séquences en passant par les accords, comme le rappelle Nova Planet.

Amper est donc la première intelligence artificielle à avoir entièrement composé et produit un album, lui-même premier opus du monde à avoir été composé de cette façon,

selon Futurism. La chanteuse n’a eu qu’à communiquer au programme quelques indications (comme la vitesse des chansons désirée ainsi que les instruments qu’elle préfère utiliser). Le programme s’est alors occupé de produire les chansons pour elle.

Un travail qui se fait bon exemple de ce que l’intelligence artificielle peut apporter à l’effort humain.

Taryn Southern a expliqué au magazine CNN Tech :

 

« J’ai un nouveau partenaire pour l’écriture de mes chansons, il ne se fatigue pas et a une connaissance infinie de la création musicale. Cela dit, je réitère et choisis ce que j’aime et ce que je n’aime pas. Il y a bien plus de contrôle qu’on ne l’imagine. »

 

Pour ceux qui auraient peur que cela signe la fin de la musique telle qu’on la connaît, Drew Silverstein, PDG d’Amper Music, affirme :

 

 « La création humaine et les musiciens humains ne disparaîtront pas. Nous essayons juste de faire en sorte que passer plus de 10 000 heures et dépenser des milliers de dollars ne soit plus une nécessité pour partager et exprimer des idées. » 

 

En attendant, l’écoute de « Break Free », le premier extrait de l’album (ci-dessus), est une preuve incontestable que l’intelligence artificielle n’est pas encore équipée d’un détecteur de mauvais goût.