Le CHU de Nantes condamné pour un mauvais diagnostic concernant un AVC

L’affaire est très sérieuse et grave.  Le CHU de Nantes a été condamné après ne pas avoir pris au sérieux une patiente qui se disait victime d’un AVC.

 

Les faits se sont produit le 22 octobre 2010, une infirmière , a appelé au Samu de Loire-Atlantique en se plaignant de difficultés d’élocution soudaines et de fourmillements.

Cette dernière vivant à Guérande avisée des symptômes de l’ AVC, demande l’aide au médecin qui diagnostique, au bout du fil, un état d’ivresse voire de dépression. Après avoir demandé à cette dame de se « reposer » et que tout irait mieux le lendemain.

Le problème est qu’il s’agissait vraiment d’un AVC. En rampant, cette femme a réussi à alerter ses voisins. Près d’une heure après son coup de fil, elle est finalement admise aux Urgences.

Après 18 mois de rééducation, la patiente est lourdement handicapée : médicaments à vie, soins de kiné chaque semaine et aide à domicile rythment désormais son quotidien.

Le tribunal administratif de Nantes a estimé que le Samu a commis une « erreur » et une « faute » qui ont contribué à « 30% des conséquences de l’AVC ». La victime devrait recevoir 350 000 euros de dédommagements et intérêts de la part de l’hôpital ainsi que de son assureur.