LE C STAR VICTIME DE  » REFUS D’ACCOSTAGE » EN TUNISIE

Il se passe beaucoup de choses en méditerranée. Les informations arrivent au compte goutte et les images on n’en voit pas.
Il faut dire que le  CSTAR dérange beaucoup de monde et en particulier les opérations discrètes et non diffusées dans la presse. Toujours est il, que les marins du CSTAR, malgré toutes les accusations dont ils sont victimes, n’ont enfreint aucune loi .
Le bateau avait d’abord été retenu pendant une semaine dans le canal de Suez, par les autorités égyptiennes à la recherche d’armes. Il avait ensuite accosté dans le port chypriote turc de Famagouste, où le commandant et les membres de l’équipage avaient été interpellés, soupçonnés de faux et usage de faux, selon le quotidien chypriote Kibris Postasi, avant d’être relâchés. Rien d’illégal a été trouvé, force à la loi.
Des accusations très graves  et non fondées, de la Tunisie envers des ressortissants européens, risquent de provoquer de graves incidents. Le 4 août, l’ONG Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) s’est dite opposée à ce que le C-Star «accoste dans les ports tunisiens» et a appelé «le gouvernement à ne pas coopérer avec son équipage raciste et dangereux»

 

Complicités entre passeurs et ONG

Le C-Star a été affrété par le réseau européen Génération identitaire et en particulier ses antennes française, italienne, autrichienne et allemande. L’objectif de son opération «Defend Europe» («Défendons l’Europe») est d’intercepter et de reconduire vers la Libye les bateaux qui transportent des migrants clandestins.

Les militants identitaires affirment mener en outre une opération dans la zone des secours aux migrants en mer Méditerranée afin de surveiller les bateaux des ONG, qu’ils accusent d’être complices des passeurs et de trafic d’êtres humains vers les pays européens. L’objectif de l’opération est de «montrer le vrai visage des ONG soi-disant humanitaires, leur collaboration avec les mafias de passeurs», avait affirmé Clément Galant, le responsable de l’antenne française de Génération identitaire, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

 

Les autorités italiennes ont récemment apporté de l’eau au moulin des militants identitaires.

 

Le quotidien italien Corriere della Sera a révélé le 4 août qu’un policier italien avait infiltré l’ONG Jugend Rettet, qui se charge officiellement de secourir les naufragés en Méditerranée. Et il a découvert comment ses bénévoles s’organisent en réalité avec les passeurs pour acheminer les migrants à Lampedusa. Au cours de son infiltration, il aurait accumulé des preuves concernant les rapports entretenus par les activistes et les passeurs.

 

 

Le 4 août, l’Italie avait adressé un avertissement aux ONG secourant les migrants en Méditerranée, les sommant de se conformer à un «code de conduite». Celui-ci impose notamment la présence à bord de représentants des forces de l’ordre, afin de contrôler le déroulement des opérations de sauvetage. 

 

 

 

L’Italie a averti jeudi les ONG secourant les migrants en Méditerranée centrale qu’elles ne pourraient pas poursuivre leur mission si elles ne se conformaient pas à un « code de conduite » élaboré par Rome. L’Italie avait saisi la veille le bateau d’une ONG allemande, le Iuventa, dont l’équipage est soupçonné d’avoir adopté des « comportements favorisant l’immigration illégale ».

 

Les militants du C-Star injoignables

Les militants allemands, français et italiens à bord du C-Star n’étaient pour leur part pas joignables lundi et n’ont rien communiqué sur leur situation sur les réseaux sociaux. Selon des sites de surveillance du trafic maritime, le navire était lundi à l’arrêt à la lisière des eaux tunisiennes, au sud-est de Sfax.

Nous espérons qu’il ne soit rien arrivé de fâcheux à l’équipage du CSTAR, car dans le cas contraire tout acte d’accostage, de piratage ou de séquestration de ressortissants européens dans les eaux de la mer méditerranée, aurait de lourdes conséquences internationales.