Marie Gillain marie sa fille de 11 ans… pour la bonne cause

A l’occasion de la Journée Internationale de la Fille , l’ONG Plan Belgique dévoile le nouveau film de sensibilisation de sa campagne «Stop aux mariages d’enfants». Un film où la comédienne Marie Gillain, Ambassadrice de l’association, y marie de force sa propre fille de 11 ans pourdénoncer le sort subi par 15 millions de filles chaque année. Et pour pousser le gouvernement belge à agir.
Chaque minute, 27 filles mineures sont mariées dans le monde, soit près d’une toutes les deux secondes. Imposés le plus souvent sous la contrainte, ces mariages volent chaque année leur enfance à 15 millions de filles, font voler en éclats leurs perspectives d’éducation et les exposent à des risques majeurs en matière de santé.
Une violation des droits de l’enfant que Plan Belgique entend rappeler au public et aux autorités belges à l’occasion de la Journée Internationale de la Fille, qui marque le lancement du second volet de sa campagne « Stop aux mariages d’enfants » lancée ce 11 octobre 2014.
Un film chargé de sens « Marier ma propre fille dans ce film est un choix mûrement réfléchi et chargé de sens », explique la comédienne.
Ambassadrice de l’ONG depuis 8 ans. « Je sais que sous d’autres latitudes, dans d’autres circonstances, ma fille serait peut-être déjà mariée, voire même enceinte. Tourner ce spot avec elle a été une manière d’éveiller sa conscience et de la faire participer activement à ce combat contre les mariages d’enfants.
Forte de ce film, la campagne « Stop aux mariages d’enfants » de Plan Belgique entend mobiliser le public pour pousser le gouvernement Michel à agir sur cette question, après un an d’attente et de discussions sur la réforme de la coopération. Plan veut «réveiller  le gouvernement
le film, suivre le lien:
Anthony Van Overschelde

Il y a un an, Plan Belgique a réussi à inscrire la lutte contre les mariages d’enfants à l’agenda du gouvernement Michel. La question a été intégrée dans la note politique du Ministre De Croo et soutenue par une résolution parlementaire. Mais un an après, nous attendons encore des actions concrètes destinées à combattre durablement le phénomène », explique Anthony Van Overschelde, chargé du plaidoyer de Plan Belgique.

«
La situation est urgente. Tous les pays partenaires de la coopération belge sont affectés par les mariages d’enfants. La
prévalence dépasse les 30% dans 10 des 14 pays, et les deux nouveaux pays partenaires, la Guinée et le Burkina Faso, sont même au-delà des 50%.Quant au Niger, il connaît la plus haute prévalence au monde, avec 76% des filles mariées mineures.»
Face à l’ampleur du problème, Plan Belgique appelle le gouvernement à ne plus attendre davantage et à agir maintenant pour faire reculer les mariages d’enfants dans ses pays partenaires, y compris en encourageant ceux-ci à mettre sur pied des plans d’action multisectoriels (Education, Santé, Justice, Intérieur…) contre les mariages précoces. A l’image de la Zambie,pays qui a pris la tête du combat en Afrique et au niveau international, et qui enregistre aujourd’hui des progrès rapides en matière de mariages précoces.
Les mariages d’enfants, qui affectent de façon disproportionnée les filles, sont alimentés par une multitude de facteurs: la pauvreté, le manque d’accès à l’école et aux soins de santé, les rapports inégaux hommes-femmes, des législations nationales inadéquates…. Agir sur un seul de ces facteurs ne permet pas de juguler le phénomène.
Seule une approche intégrée le peut.
C’est cela que la Belgique doit soutenir de toute urgence dans ses pays partenaires», conclut l’expert de Plan.