l’eau tue encore 2,6 millions de personnes chaque année

26 mai 2017

 

C’est un droit de l’Homme. Son accès universel est un Objectif des Nations unies. Mais pour l’ONG SOLIDARITÉS INTERNATIONAL : ’’ L’accès à l’eau potable restera une urgence humanitaire sans un engagement politique et financier massif des Etats.’’ Acteur humanitaire majeur du combat pour l’accès à l’eau potable, l’ONG SOLIDARITÉS INTERNATIONAL rappelleque l’eau reste une des premières causes de mortalité dans le monde.

Selon la 3e édition du baromètre de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement* de l’association humanitaire SOLIDARITÉS INTERNATIONAL qui dresse chaque année un état des lieux de cette ressource vitale : 2,6 millions de personnes dans le monde meurent encore chaque année à cause des maladies liées à l’eau.

1 enfant de moins de 5 ans meurt chaque minute de l’eau insalubre.
Une hécatombe due au fait que le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement ne concernent pas des millions mais des milliards de personnes chaque année. Près de la moitié de la planète boit une eau de qualité douteuse ou dangereuse pour la santé. 500 millions de personnes connaissent de sévères pénuries d’eau chaque année. 2,4 milliards d’êtres humains ne disposent toujours pas de simples toilettes.

 

Alain Boinet, fondateur de l’ONG

 ‘’Malgré les engagements pris par les Nations unies en 2015 avec les ODD 2015-2030, nous sommes aujourd’hui très sceptiques quant à la détermination des Etats et de la Communauté Internationale de tenir leurs engagements pour les pays les plus fragiles’’

Alain Boinet, fondateur de l’ONG SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

En 2010, l’accès à l’eau et à l’assainissement est reconnu comme un droit de l’Homme à l’ONU. En 2015, les Nations unies font enfin de l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030 un des Objectifs du Développement Durable (ODD6).
Mais pour SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, acteur humanitaire qui combat les maladies hydriques sur les terrains des crises les plus sévères dans le monde, l’objectif 6, s’il a le grand mérite d’exister, parait être en l’état un objectif abstrait pour les pays les plus fragiles.

 

‘’Sans engagement politique fort, sans financements massifs, cet objectif restera, encore une fois, un vœu pieu. Quelles sont les contraintes pour les Etats qui ne prendraient pas à bras le corps cette question de l’accès à l’eau. Aucune !’’
Jean-Yves Troy, DG de l’ONG SOLIDARITÉS INTERNATIONAL
Jean-Yves Troy, DG de l’ONG SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

‘’Ces ODD 2015-2030 ont le mérite de fixer des objectifs qui nous permettent d’agir, d’interpeller les Etats et de les questionner sur le niveau de leurs engagements. Nous le savons, seul un engagement politique fort permettra de rendre concrète la mise en œuvre de cet objectif 6. C’est la volonté et le message porté par les Etats qui priment. Les moyens sont également cruciaux pour opérationnaliser ces intentions. Nous comptons sur nos partenaires et financeurs pour maintenir et toujours renforcer leurs efforts : Etats, grands bailleurs, entreprises, collectivités territoriales et établissements publics français…’’
Cet engagement politique et financier constant des Etats jusqu’en 2030 est la condition sine qua non pour que nous, humanitaires, puissions agir au quotidien auprès des plus fragiles, victimes de conflits, d’épidémies et de catastrophes naturelles en Haiti, en Asie, au Sahel, ou dans la Corne de l’Afrique pour remettre l’Eau, à sa juste place : au centre de tout !