Conférence à Londres : le chef de l’ONU plaide pour un nouveau partenariat avec la Somalie

12 mai 2017

 

LONDRES

 

Lors d’une conférence sur la Somalie à Londres, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a plaidé jeudi pour un nouveau partenariat avec la Somalie afin d’aider ce pays à tourner la page des et à s’engager durablement sur le chemin de la paix et de la prospérité.

António Guterres

« Je salue la Somalie pour son premier plan national de développement en 35 ans. Je félicite également le gouvernement pour son engagement à créer et à renforcer progressivement les institutions d’un véritable État », a déclaré M. Guterres dans un discours devant les participants de cette conférence.

« J’espère que nous pourrons bientôt voir un pays capable de collecter des impôts, d’avoir ses propres forces de police et de sécurité, de fournir des services publics de base et de garantir la sécurité de ses citoyens grâce à sa propre force de police et à son armée. Nous devons tous soutenir la réalisation de cette vision », a-t-il ajouté.

Le chef de l’ONU a exhorté les partenaires de la Somalie à soutenir ce plan. « Cette conférence vise à se mettre d’accord sur un nouveau partenariat alors que la Somalie tourne une page », a-t-il dit. « Les Nations Unies feront tout leur possible pour que ce soit le début d’un nouveau chapitre de prospérité durable et de paix durable pour la Somalie, au bénéfice de tous ».

António Guterres à Mogadiscio

M. Guterres, qui s’est rendu il y a deux mois à Mogadiscio et à Baïdoa dans le cadre de sa première visite sur le terrain en tant que Secrétaire général, a souligné que la priorité immédiate était la sécheresse qui frappe le pays, alors que plus de 6 millions de personnes ont besoin d’assistance, soit près de la moitié de la population somalienne.

« Nous devons également faire face aux dégâts causés par le changement climatique et le conflit », a-t-il souligné.

 

Selon lui, les fondations pour une plus grande stabilité sont en place mais ces progrès sont fragiles. « Nous avons besoin d’investissements qui préservent les progrès tout en abordant de manière urgente la crise croissante de l’insécurité alimentaire qui affecte des millions de Somaliens », a-t-il souligné lors d’une réunion spécifique consacrée à la situation humanitaire en Somalie.

« Les agences des Nations Unies et nos partenaires ont considérablement augmenté l’aide au cours des derniers mois », a-t-il ajouté. « L’ONU est prête à redoubler d’efforts, mais l’environnement est difficile et dangereux ».

Il a félicité le gouvernement fédéral d’accorder la priorité à la réponse à la sécheresse. Il a remercié les bailleurs de fonds pour leur générosité. « Mais, il nous faut plus, pas seulement maintenant mais sur le long terme », a-t-il dit. Il a rappelé que la famine de 2011 en Somalie avait tué 260.000 personnes, dont la moitié d’enfants.

« Cette fois-ci, nous devons sauver des vies avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il déclaré.